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Elias Sanbar ou l’arme du déni

Elias Sanbar est un historien, poète et essayiste palestinien, et actuellement ambassadeur de Palestine auprès de l’Unesco. Médiapart [1]a récemment publié un entretien entre lui et Edwy Plenel [2]suite à la « Marche du retour » organisée par le Hamas à Gaza pour commémorer la « Naqba[3] ». Les extraits repris ci-dessous sont puisés dans la vidéo de Mediapart et ont été aménagés pour les besoins de l’écrit.  Elias Sanbar y défend le point de vue palestinien, mais son excès de zèle le conduit à proférer des contrevérités qui sont autant de défis au bon sens et de démonstrations de mauvaise foi.

Elias Sanbar : « Ce massacre est un crime de guerre »

C’est ainsi qu’il caractérise la riposte de Tsahal à la « Marche du retour ». Mais un peu plus loin dans l’entretien il reproche au Hamas d’avoir révélé que 50 parmi les 60 morts étaient des terroristes. Il confirme donc implicitement qu’il s’agissait de lancer une opération-suicide à Gaza consistant à envoyer des tueurs  pénétrer en territoire israélien pour y semer la mort.

Les 10 autres morts palestiniens et les nombreux blessés étaient soit complices, soit boucliers humains servant de couverture aux kamikazes du Hamas. Quant aux enfants en bas âge qui ont pu être victimes, ce sont les adultes qui les ont emmenés sur ce qu’ils savaient être un champ de bataille qui en sont responsables.

Elias Sanbar : « En 1948 il ne s’agissait pas d’une occupation, mais d’une disparition de la Palestine.  A partir de ce moment « on » a prétendu que la Palestine n’existait pas, et « on » a commencé à les appeler « réfugiés  arabes et « on » a espéré que ce peuple allait sortir de la scène. »

Qui est donc ce « on » ? Jusqu’en 1947 il y avait des Palestiniens Juifs et des Palestiniens arabes. Les Juifs ont accepté la Résolution 181 de l’ONU proposant le partage en deux Etats, à savoir une Palestine juive et une Palestine arabe. Forts de cette légitimité les Juifs ont proclamé un Etat nommé Israël. Les Arabes quant a eux ont refusé le partage, ce qui a eu pour conséquence l’invasion par la Transjordanie de la Cisjordanie, soit le territoire censé être la Palestine arabe. C’est donc la Transjordanie (rebaptisée plus tard Jordanie), et non Israël, qui a dénié aux Palestiniens le droit à un Etat. Lorsque la Jordanie a attaqué Israël en 1967 il s’agissait pour elle de s’emparer du reste de la Palestine et d’agrandir encore son territoire, et non pas de permettre aux Palestiniens de créer un Etat.

Elias Sanbar : « Aujourd’hui nous sommes en train d’assister à la disparition d’autres pays arabes.  La Syrie, l’Iraq, le Yémen sont en voie de disparition, et cette liste n’est pas exhaustive. C’est un processus criminel qui consiste à faire sortir de scène les peuples qui ne conviennent pas. Nous assistons à une sortie de scène de peuples arabes autour de la Palestine. »

Quel rapport avec Israël? En quoi les Juifs sont-ils responsables des guerres entre Chiites et Sunnites ? Entre Yémen et Arabie Saoudite ? Entre factions qui se déchirent la Syrie ou l’Iraq ?   Entre Kurdes et Turcs ? Etc.. Sanbar fait preuve d’une étonnante myopie pour un supposé visionnaire.

Elias Sanbar : « Les Palestiniens auraient disparus si le monde arabe ne nous avait pas accueillis, parce que l’exil palestinien n’est pas un dépaysement. Les palestiniens sont arrivés dans des sociétés qui ont la même langue, la même culture et la même cuisine. Il y avait un sentiment d’injustice mais pas un dépaysement. »

Mais alors pourquoi les Etats arabes n’ont-ils pas accueilli plus fraternellement les réfugiés Palestiniens? Pourquoi les ont-ils confinés dans d’ignobles  camps ? Pourquoi se sont-ils engagés lors du Sommet de Khartoum en 1967 à ne jamais leur accorder la nationalité ? Pourquoi les ont-ils discriminés, mis à l’écart, dénié certaines professions, etc… ?

Il y a eu depuis 1948 des dizaines de millions de réfugiés à travers le monde qui ont fini par être intégrés dans des patries d’adoption.  Seuls les palestiniens maintiennent le statut de réfugié. Pourquoi ? La réponse est que beaucoup parmi les dirigeants du monde arabe détestent les Juifs plus qu’ils n’aiment les Palestiniens, et qu’ils entretiennent le conflit mus par l’obsession de détruire Israël. Certains se sont amendés depuis, mais il n’en demeure pas moins que près d’un million de Juifs ont été spoliés et expulsés du monde arabe sans qu’un seul parmi eux ait jamais eu droit au statut de refugié.

Elias Sanbar : En 1947 les Palestiniens ne pouvaient pas accepter le plan de partage de l’ONU. On a leur dit « vous allez céder 55 % des terres les plus fertiles de  votre pays et Jérusalem sera un « Corpus Separatum » 

La Palestine n’était ni sous souveraineté arabe ni sous souveraineté juive, mais sous souveraineté britannique. Après le départ des Britanniques, ni les Juifs ni les Arabes ne devaient céder la Palestine  les uns aux autres, mais bien la partager et vivre en paix les uns à côté des autres. Il est vrai que beaucoup de juifs y étaient depuis peu, mais ils n’en étaient pas moins légitimes que les Arabes. Ils avaient débarqué en tant qu’immigrants, tout comme beaucoup d’Arabes des pays voisins et de Turcs. Quant à Jérusalem, les Juifs en ont accepté l’internationalisation, mais les Jordaniens s’en sont emparée, l’ont annexée et interdite aux Juifs.

Elias Sanbar : Ce qu’on ne dit pas c’est que le délégué de la Palestine avait proposé une alternative au plan de partage. Cela consistait à ce que Juifs et non-Juifs présents en Palestine en 1947 aient le statut de citoyens avec des droits égaux, mais qu’on arrête l’immigration parce que le pays n’arriverait pas à y faire face.

Israël est une démocratie où tous les citoyens ont des droits égaux. Quant à l’idée comme quoi il aurait fallu mettre un terme à l’immigration parce que la Palestine ne pouvait y faire face, elle relève de la plus haute fantaisie. La population d’Israël a décuplé depuis de manière spectaculaire tout en ayant une croissance économique égale ou supérieure à la plupart des pays développés.

Elias Sanbar : Je pense que si Arafat avait été aux affaires il aurait – par intelligence politique et tactique – accepté le partage parce qu’il se serait dit que la démographie était en faveur des Palestiniens.  Ce n’était pas le cas de la direction palestinienne et pas non plus le cas de nombre de dirigeants arabes prêts à se battre jusqu’au dernier palestinien.  

C’est de l’histoire-fiction, mais cette hypothèse est peu crédible parce que la suite a démontré qu’Arafat n’a jamais eu l’intention de mettre fin du conflit, fidèle à cet adage qui dit que les Palestiniens ne ratent jamais une occasion de rater une occasion. C’est d’ailleurs sans doute ce qui explique les échecs du Plan Clinton et autres tentatives de résolution du conflit.

Elias Sanbar : « quand a commencé la conquête de la Palestine par les troupes de Ben Gourion les dirigeants arabes se sont distingués de manière extraordinaire sur le terrain. C’était l’époque des guerres de libération au Vietnam, en Afrique et en Algérie et ailleurs. Je rappelle à cette occasion que la lutte armée n’est pas un crime, mais un devoir lors d’une occupation. »

Il s’agit là d’une interprétation surréaliste. Sanbar parle de « conquête de la Palestine par les troupes de Ben Gourion » alors que c’est l’Etat d’Israël qui a été attaqué sans la moindre légitimité par une coalition composée de l’Iraq, la Transjordanie, l’Egypte, la Syrie, le Liban et d’autres pays pour aider les Palestiniens à jeter les Juifs à la mer.

Elias Sanbar est peut-être bien intentionné, mais ce n’est pas en falsifiant l’Histoire qu’il fera œuvre utile.

[1] Site d’actualité français

[2] Président et journaliste de Mediapart

[3] La catastrophe que constitue pour les Palestiniens la guerre qu’ils déclenchée contre l’Etat d’Israël en 1948

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