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Amos Oz, écrivain et sioniste

Amoz Oz, écrivain nobélisable, icône de l’intelligentsia israélienne de gauche, a publié dans le journal  « Le Monde » une chronique riche d’enseignements pour ceux qui croient qu’il constitue une voix dissonante dans le débat public. Il écrit : « l’usage de la force est vital pour notre pays, je n’en sous-estime pas l’importance. Sans elle, nous ne survivrions pas même vingt-quatre heures.»

Il y a bien entendu un contexte autour de cela, et pour ceux qui s’y intéressent, la chronique est disponible sur le site du « Monde ». Il n’en reste pas moins que venant de la part d’Amos Oz, une telle profession de foi a des implications pour ceux qui le présentent comme défendant des thèses diamétralement opposées à celle de l’establishment israélien.

Amos Oz n’est pas un écrivain recroquevillé sur son œuvre. C’est aussi un intellectuel, un homme d’action et un sioniste au sens le plus accompli du terme. Alors qu’il n’était qu’adolescent il s’est inscrit au kibboutz de sa propre initiative. Ensuite il a servi dans Tsahal et a participé – physiquement et moralement – à tous les combats d’Israël jusqu’à l’opération « Plomb Durci » contre Gaza, qu’il a soutenue sans ambiguïté.

En lisant attentivement sa chronique il s’avère qu’Amos Oz suggère une stratégie qui ne contredit en rien les grandes lignes de la politique israélienne d’aujourd’hui ou du passé. La différence avec les responsables politique portent essentiellement  sur les moyens de mettre un terme au conflit, et non sur les concessions qu’il faudrait faire pour y arriver.

Globalement, la vision d’Amos Oz correspond à ce à quoi une majorité d’israéliens aspirent, pour autant ils aient la sécurité en contrepartie. Il n’y a pas grand-monde en Israël qui objecterait à une paix véritable en échange de territoires. Les quelques irréductibles qui s’y opposeraient ne viendraient pas à bout de la démocratie israélienne.

Que le gouvernement israélien n’abatte pas ses cartes avant de négocier relève d’une précaution élémentaire, encore que la proposition du gouvernement Olmert  a été révélée au public, d’où il ressort que l’offre du premier ministre d’alors était qualifiée « d’intéressante » par l’Autorité Palestinienne, mais qu’elle n’y a pas répondu « parce qu’elle savait que le gouvernement allait tomber», après quoi elle a refusé de s’asseoir avec Netanyahu sous prétexte qu’elle « ne le croyait pas sincère», ceci malgré le gel de la construction en Cisjordanie.

Il faut une grille de lecture particulièrement fine pour saisir ce que dit vraiment Amos Oz par rapport à d’autres courants en Israël. En ce qui concerne la les Territoires il y en a qui trouvent qu’il ne faut rien lâcher contre du vent, que c’est un atout pour négocier, mais d’autres qui disent qu’il vaut mieux se replier derrière les frontières de 1967 pour faire cesser une occupation dévastatrice à la fois pour les palestiniens et les israéliens. Mais alors les premiers disent qu’on se retrouverait exposé comme en 1967, avec en plus l’Iran aux portes de Tel-Aviv. Quant aux juifs religieux, certains disent qu’ils ne lâcheront jamais Jérusalem-Est, mais d’autres disent que la spiritualité est dans la tête et pas dans la terre. Quant aux druzes et aux bédouins, il y en a qui sont encore plus radicaux contre les palestiniens que ne le sont beaucoup de juifs, etc.. etc..

Voici en tout cas ce que disait Amos Oz dans une interview donnée en 2003 à « La Paix Maintenant », mais qui n’a pas perdu de son actualité : « …je pensais que si les Palestiniens se voyaient offrir ce que Ehoud Barak leur a offert a Camp David, ils répondraient par une contre-proposition. J’admets que je n’imaginais pas que de proposer une solution avec deux États, deux capitales, et le retour de 92 ou 95 ou 97% des territoires déclencherait une vague d’hostilité contre nous. Cela a été pour moi un très grand choc. »

1 comment to Amos Oz, écrivain et sioniste

  • Micha Haklai-Zajdman

    Jamais je ne pourrai comprendre qu’on puisse traiter Amos Oz d’ENNEMI D’ISRAEL. Voici un article que j’ai recu:

    C’est un tournant historique qui vient de se dérouler en Israël. Une date à marquer d’une pierre blanche. Un homme, médecin-chef d’un hôpital israélien, a menacé de perturber une conférence qui devait se tenir au Centre médical Assaf Harofeh, car l’écrivain d’extrême gauche Amos Oz devait y participer.

    L’administration de l’hôpital a été contrainte de reporter la conférence a une date encore non-déterminée.

    Le médecin a expliqué à l’administration de son hôpital qu’il accepterait Oz pour le soigner, mais pas pour qu’il déblatère sa haine envers Israël. “Si Oz monte sur scène, je le suivrais et je renverrais tous les participants chez eux.”

    Le médecin s’est dit outré qu’Amos Oz avait envoyé une copie de son livre “Une histoire d’amour et de ténèbres” au terroriste palestinien Marwan Barghouti, qui purge actuellement cinq peines de prison à vie pour son implication dans le meurtre de civils israéliens dans des attaques terroristes.

    Oz, qui a dit qu’il voulait rencontrer dans les prochains jours Barghouti, a écrit une dédicace dans le livre: “Cette histoire est notre histoire, et j’espère que vous l’avez bien lu et que nous pourrons en parler dehors, bientôt.”

    La décision d’Oz à tendre la main à Barghouti a déjà soulevé l’ire des membres de la Knesset. Le député Michael Ben Ari (Union nationale) a demandé au commissaire du service des prisons de faire cesser immédiatement “le flux de cadeaux qui se déverse sur Barghouti. Des cadeaux fait par l’extrême gauche, les négationnistes et ceux qui veulent détruire notre Etat.” Danny Danon (Likoud) a demandé à Oz de rendre le Prix d’Israël (dont il est l’un des vainqueur) et a demandé une audience d’urgence à la Knesset sur les critères pour recevoir le prix.

    Après les boycott mis en place par l’extrême gauche conter les juifs vivant dans les territoires disputés, cette affaire est la première d’un genre. La “liberté d’expression” n’est pas plus applicable que lorsqu’une exposition est boycottée car elle doit se faire dans une localité juive de Judée. Si Oz veut critiquer Israël, il le peut. Mais de là à prier pour la sortie rapide de prison d’un terroriste inculpé à 5 peines de prison à vie pour avoir du sang d’innocents sur les mains…

    Jonathan-Simon Sellem – JSSNews