{"id":4231,"date":"2021-11-21T09:10:28","date_gmt":"2021-11-21T09:10:28","guid":{"rendered":"http:\/\/dh.3utilities.com:81\/wordpress\/?p=4231"},"modified":"2021-11-24T07:06:54","modified_gmt":"2021-11-24T07:06:54","slug":"du-cote-de-nietzsche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/2021\/11\/21\/du-cote-de-nietzsche\/","title":{"rendered":"Du c\u00f4t\u00e9 de Nietzsche"},"content":{"rendered":"<p>Friedrich Nietzsche est un philosophe, compositeur, po\u00e8te, \u00e9crivain et philologue allemand n\u00e9 en 1844.\u00a0 A l\u2019\u00e2ge de 44 ans il \u00a0perd ses facult\u00e9s mentales. Il meurt dix ans plus tard sans jamais \u00eatre sorti de son d\u00e9lire.<\/p>\n<p>Nietzsche est une r\u00e9f\u00e9rence incontournable dans la pens\u00e9e contemporaine.\u00a0 En tant que d\u00e9constructionniste il est parfois revendiqu\u00e9 par des courants postmodernes, mais en r\u00e9alit\u00e9 sa pens\u00e9e est une philosophie de l\u2019existence, et non pas une philosophie politique. Nietzsche n\u2019aspire pas \u00e0 changer la soci\u00e9t\u00e9, mais prescrit \u00e0 l\u2019homme d\u2019adopter la formule de Pindare, po\u00e8te grec de l\u2019antiquit\u00e9, qui disait \u00ab <em>deviens qui tu es, quand tu l&#8217;auras appris<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong><em>Id\u00e9alisme <\/em><\/strong><\/p>\n<p>Dans son ouvrage \u00ab\u00a0<em>Le Cr\u00e9puscule des idoles\u00a0ou Comment on philosophe avec un marteau<\/em> \u00bb Nietzsche exige de mettre fin \u00e0 tout id\u00e9al d\u2019inspiration religieuse ou de nature utopique. Il est l\u2019un des premiers penseurs \u00e0 avoir mis en garde contre la modernit\u00e9, la science, et la raison, qu\u2019il trouve vulgaire.\u00a0\u00a0 C\u2019est avant tout un psychologue qui enseigne que l\u2019homme doit d\u00e9ployer son \u00eatre dans ce qu\u2019il a de plus profond. Au lieu d\u2019aspirer \u00e0 changer le monde, l\u2019homme doit r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ce que le monde a fait de lui, et aspirer \u00e0 devenir non seulement soi-m\u00eame, mais quelque chose de plus que soi-m\u00eame, qui est ce que Nietzsche appelle le Surhomme :<\/p>\n<p>\u00ab<em>Je ne suis nullement, par exemple, un croquemitaine, un monstre moral, -je suis m\u00eame, de par nature, \u00e0 l&#8217;antipode du genre d&#8217;hommes qu&#8217;on a v\u00e9n\u00e9r\u00e9s jusqu&#8217;ici comme vertueux. Il me semble, entre nous, que c&#8217;est justement ce qui me fait honneur. Je suis un disciple du philosophe Dionysos ; j&#8217;aimerais mieux, \u00e0 la rigueur, \u00eatre un satyre qu&#8217;\u00eatre un saint. Mais on n&#8217;a qu&#8217;\u00e0 lire cet \u00e9crit. Peut-\u00eatre ai-je r\u00e9ussi \u00e0 y exprimer cette opposition de fa\u00e7on sereine et philanthropique, peut-\u00eatre n&#8217;a-t-il pas d&#8217;autre but. \u00ab Am\u00e9liorer \u00bb l&#8217;humanit\u00e9 serait la derni\u00e8re des choses que j&#8217;irais jamais promettre. Je n&#8217;\u00e9rige pas de nouvelles \u00ab idoles \u00bb ; que les anciennes apprennent d&#8217;abord ce qu&#8217;il en co\u00fbte d&#8217;avoir des pieds d&#8217;argile. Les renverser (et j&#8217;appelle idole tout id\u00e9al), voil\u00e0 bien plut\u00f4t mon affaire. On a d\u00e9pouill\u00e9 la r\u00e9alit\u00e9 de sa valeur, de son sens et de sa v\u00e9racit\u00e9 en forgeant un monde id\u00e9al \u00e0 coups de mensonge&#8230; Le \u00ab monde de la v\u00e9rit\u00e9 \u00bb et le \u00ab monde de l&#8217;apparence \u00bb&#8230; je les appelle en bon allemand le monde du mensonge et la r\u00e9alit\u00e9&#8230; L&#8217;id\u00e9al n&#8217;a cess\u00e9 de mentir en jetant l&#8217;anath\u00e8me sur la r\u00e9alit\u00e9, et l&#8217;humanit\u00e9 elle-m\u00eame, p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e de ce mensonge jusqu&#8217;aux moelles s&#8217;en est trouv\u00e9e fauss\u00e9e et falsifi\u00e9e dans ses plus profonds instincts, elle en est all\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 adorer les valeurs oppos\u00e9es aux seules qui lui eussent garanti la prosp\u00e9rit\u00e9, l&#8217;avenir, le droit supr\u00eame au lendemain.<\/em>\u00bb<\/p>\n<p><strong><em>La volont\u00e9 de puissance<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La volont\u00e9 de puissance, c\u2019est l\u2019essence de l\u2019\u00eatre. Tout, dans le monde, veut \u00eatre. Que ce soit un caillou, une amibe, un arbre ou un \u00eatre humain, tout veut \u00eatre le plus pleinement possible. En ce qui concerne les humains, le degr\u00e9 le plus primaire de la volont\u00e9 de puissance consiste \u00e0 dominer autrui. Au dessus il y a le d\u00e9sir de se dominer soi-m\u00eame. Mais le degr\u00e9 le plus sublime de la volont\u00e9 de puissance consiste \u00e0 cr\u00e9er. Mais quelle que soit la mani\u00e8re dont s\u2019exprime la volont\u00e9 de puissance, il faut savoir que c\u2019est\u00a0 elle qui gouverne le monde<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p><strong><em>Le mensonge<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0La pratique du mensonge est essentielle dans la condition humaine. Quand on nous demande \u00ab\u00a0comment allez-vous et que nous r\u00e9pondons \u00ab\u00a0bien\u00a0\u00bb se cache souvent un mensonge, et m\u00eame un mensonge \u00e0 deux faces, parce que celui qui demande ne s\u2019int\u00e9resse pas vraiment \u00e0 la r\u00e9ponse et celui qui r\u00e9pond ne pense pas qu\u2019il est tenu de dire la v\u00e9rit\u00e9. <\/em><\/p>\n<p><strong><em>L\u2019Univers<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>Gardons-nous de penser que le monde est un \u00eatre vivant. Comment devrait-il se d\u00e9velopper ? De quoi devrait-il se nourrir ? Comment ferait-il pour cro\u00eetre et s\u2019augmenter ? Nous savons \u00e0 peu pr\u00e8s ce que c\u2019est que la mati\u00e8re organis\u00e9e : et nous devrions changer le sens de ce qu\u2019il y a d\u2019indiciblement d\u00e9riv\u00e9, de tardif, de rare, de hasard\u00e9, de ce que nous ne percevons que sur la cro\u00fbte de la terre, pour en faire quelque chose d\u2019essentiel, de g\u00e9n\u00e9ral et d\u2019\u00e9ternel, comme font ceux qui appellent l\u2019univers un organisme ? Voil\u00e0 qui m\u2019inspire le d\u00e9go\u00fbt. Gardons-nous d\u00e9j\u00e0 de croire que l\u2019univers est une machine ; il n\u2019a certainement pas \u00e9t\u00e9 construit en vue d\u2019un but, en employant le mot \u00ab machine \u00bb nous lui faisons un bien trop grand honneur. Gardons-nous d\u2019admettre pour certain, partout et d\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, quelque chose de d\u00e9fini comme le mouvement cyclique de nos constellations voisines : un regard jet\u00e9 sur la voie lact\u00e9e \u00e9voque d\u00e9j\u00e0 des doutes, fait croire qu\u2019il y a peut-\u00eatre l\u00e0 des mouvements beaucoup plus grossiers et plus contradictoires, et aussi des \u00e9toiles pr\u00e9cipit\u00e9es comme dans une chute en ligne droite, etc. L\u2019ordre astral o\u00f9 nous vivons est une exception ; cet ordre, de m\u00eame que la dur\u00e9e passable qui en est la condition, a de son c\u00f4t\u00e9 rendu possible l\u2019exception des exceptions : la formation de ce qui est organique. La condition g\u00e9n\u00e9rale du monde est, par contre, pour toute \u00e9ternit\u00e9, le chaos, non par l\u2019absence d\u2019une n\u00e9cessit\u00e9, mais au sens d\u2019un manque d\u2019ordre, de structure, de forme, de beaut\u00e9, de sagesse et quels que soient les noms de nos esth\u00e9tismes humains. Au jugement de notre raison les coups malheureux sont la r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les exceptions ne sont pas le but secret et tout le m\u00e9canisme r\u00e9p\u00e8te \u00e9ternellement sa ritournelle qui ne peut jamais \u00eatre appel\u00e9e une m\u00e9lodie, \u2014 et finalement le mot \u00ab coup malheureux \u00bb lui-m\u00eame comporte d\u00e9j\u00e0 une humanisation qui contient un bl\u00e2me. Mais comment oserions-nous nous permettre de bl\u00e2mer ou de louer l\u2019univers ! Gardons-nous de lui reprocher de la duret\u00e9 et de la d\u00e9raison, ou bien le contraire. Il n\u2019est ni parfait, ni beau, ni noble et ne veut devenir rien de tout cela, il ne tend absolument pas \u00e0 imiter l\u2019homme ! Il n\u2019est touch\u00e9 par aucun de nos jugements esth\u00e9tiques et moraux ! Il ne poss\u00e8de pas non plus d\u2019instinct de conservation, et, d\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, pas d\u2019instinct du tout ; il ignore aussi toutes les lois. Gardons-nous de dire qu\u2019il y a des lois dans la nature. Il n\u2019y a que des n\u00e9cessit\u00e9s : il n\u2019y a l\u00e0 personne qui commande, personne qui ob\u00e9it, personne qui enfreint. Lorsque vous saurez qu\u2019il n\u2019y a point de fins, vous saurez aussi qu\u2019il n\u2019y a point de hasard : car ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un monde de fins que le mot \u00ab hasard \u00bb a un sens. Gardons-nous de dire que la mort est oppos\u00e9e \u00e0 la vie. La vie n\u2019est qu\u2019une vari\u00e9t\u00e9 de la mort et une vari\u00e9t\u00e9 tr\u00e8s rare. \u2014 Gardons-nous de penser que le monde cr\u00e9e \u00e9ternellement du nouveau. Il n\u2019y a pas de substances \u00e9ternellement durables ; la mati\u00e8re est une erreur pareille \u00e0 celle du dieu des \u00c9l\u00e9ates. Mais quand serons-nous au bout de nos soins et de nos pr\u00e9cautions ? Quand toutes ces ombres de Dieu ne nous troubleront-elles plus ? Quand aurons-nous enti\u00e8rement d\u00e9pouill\u00e9 la nature de ses attributs divins ? Quand aurons-nous le droit, nous autres hommes, de nous rendre naturels, avec la nature pure, nouvellement trouv\u00e9e, nouvellement d\u00e9livr\u00e9e ? <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a><\/em><\/p>\n<p><strong><em>La morale<\/em><\/strong>.<\/p>\n<p><em>Partout o\u00f9 nous rencontrons une morale, nous rencontrons une \u00e9valuation et un classement des actions et des instincts humains. Ces \u00e9valuations et ces classements sont toujours l\u2019expression des besoins d\u2019une communaut\u00e9 ou d\u2019un troupeau. Ce qui est \u00a0utile au troupeau\u00a0 est aussi la mesure sup\u00e9rieure pour la valeur des individus. Par la morale l\u2019individu\u00a0est instruit \u00e0 \u00eatre fonction du troupeau et \u00e0 ne s\u2019attribuer de la valeur qu\u2019en tant que fonction. La moralit\u00e9, c\u2019est l\u2019instinct du troupeau chez l\u2019individu<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><strong>[3]<\/strong><\/a>. <\/em><\/p>\n<p><strong><em>Nations<\/em><\/strong>.<\/p>\n<p><em>Ce que, dans l\u2019Europe d\u2019aujourd\u2019hui, on appelle \u00ab\u00a0 nation \u00a0\u00bb est chose fabriqu\u00e9e plut\u00f4t que naturelle. Les \u00ab\u00a0 nations \u00a0\u00bb actuelles sont en devenir et n\u2019ont pas ce caract\u00e8re d\u2019\u00e9ternit\u00e9 qui est le propre des Juifs. \u00a0Il est certain que les Juifs, s\u2019ils le voulaient, comme les antis\u00e9mites ont tout l\u2019air de le croire, seraient d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent en \u00e9tat d\u2019\u00eatre les ma\u00eetres de l\u2019Europe. Mais ce n\u2019est pas ce qu\u2019ils visent. Ce qu\u2019ils veulent, au contraire, et ce qu\u2019ils demandent avec insistance, c\u2019est d\u2019\u00eatre int\u00e9gr\u00e9s par l\u2019Europe. Ils aspirent \u00e0 un lieu o\u00f9 ils puissent enfin se poser, et jouir de tol\u00e9rance et de consid\u00e9ration. Ils ont soif d\u2019en finir avec leur existence nomade. Cette aspiration d\u00e9note peut-\u00eatre une att\u00e9nuation des instincts juda\u00efques, or il ne serait que juste que d\u2019y pr\u00eater attention, et d\u2019y faire bon accueil. On pourrait m\u00eame commencer par jeter les braillards antis\u00e9mites \u00e0 la porte. <\/em><\/p>\n<p><strong><em>Dieu<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>La notion de &#8220;Dieu&#8221; a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e comme antinomie de la vie, &#8211; en elle se r\u00e9sume, en une unit\u00e9 \u00e9pouvantable, tout ce qui est nuisible, v\u00e9n\u00e9neux, calomniateur, toute l&#8217;inimiti\u00e9 contre la vie. La notion de l'&#8221;au-del\u00e0&#8221; du &#8220;monde-v\u00e9rit\u00e9&#8221; n&#8217;a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e que pour d\u00e9pr\u00e9cier le seul monde qu&#8217;il y ait, &#8211; pour ne plus conserver \u00e0 notre r\u00e9alit\u00e9 terrestre aucun but, aucune raison, aucune t\u00e2che ! La notion de l'&#8221;\u00e2me&#8221;, I'&#8221;esprit&#8221; et en fin de compte m\u00eame de l'&#8221;\u00e2me immortelle&#8221;, a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e pour m\u00e9priser le corps, pour le rendre malade &#8211; &#8220;sacr\u00e9&#8221; &#8211; pour apporter \u00e0 toutes les choses qui m\u00e9ritent du s\u00e9rieux dans la vie &#8211; les questions de nourriture, de logement, de r\u00e9gime intellectuel, les soins \u00e0 donner aux malades, la propret\u00e9, la temp\u00e9rature &#8211; la plus \u00e9pouvantable insouciance ! Au lieu de la sant\u00e9, le &#8220;salut de l&#8217;\u00e2me&#8221; &#8211; je veux dire une folie circulaire qui va des convulsions de la p\u00e9nitence \u00e0 l&#8217;hyst\u00e9rie de la R\u00e9demption ! La notion du &#8220;p\u00e9ch\u00e9&#8221; a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e en m\u00eame temps que l&#8217;instrument de torture qui la compl\u00e8te, le &#8220;libre-arbitre&#8221; pour brouiller les instincts, pour faire de la m\u00e9fiance \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des instincts une seconde nature ! Dans la notion du &#8220;d\u00e9sint\u00e9ressement&#8221;, du &#8220;renoncement \u00e0 soi&#8221; se trouve le v\u00e9ritable embl\u00e8me de la d\u00e9cadence. L&#8217;attrait qu&#8217;exerce tout ce qui est nuisible, l&#8217;incapacit\u00e9 de discerner son propre int\u00e9r\u00eat, la destruction de soi sont devenus des qualit\u00e9s, c&#8217;est le &#8220;devoir&#8221;, la &#8220;saintet\u00e9&#8221;, la &#8220;divinit\u00e9&#8221; dans l&#8217;homme ! Enfin &#8211; et c&#8217;est ce qu&#8217;il y a de plus terrible &#8211; dans la notion de l&#8217;homme bon, on prend parti pour ce qui est faible, malade, mal venu, pour tout ce qui souffre de soi-m\u00eame, pour tout ce qui doit dispara\u00eetre. La loi de la s\u00e9lection est contrecarr\u00e9e. De l&#8217;opposition \u00e0 l&#8217;homme fier et d&#8217;une bonne venue, \u00e0 l&#8217;homme affirmatif qui garantit l&#8217;avenir, on fait un id\u00e9al. Cet homme devient l&#8217;homme m\u00e9chant&#8230; Et l&#8217;on a ajout\u00e9 foi \u00e0 tout cela, sous le nom de morale!<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><strong>[4]<\/strong><\/a> <\/em><\/p>\n<p><strong><em>La mort<\/em><\/strong><\/p>\n<p><em>Il faut mourir fi\u00e8rement lorsqu\u2019il n\u2019est plus possible de vivre fi\u00e8rement. La mort choisie librement, la mort en temps voulu, avec lucidit\u00e9 et d\u2019un c\u0153ur joyeux, accomplie au milieu d\u2019enfants et de t\u00e9moins, alors qu\u2019un adieu r\u00e9el est encore possible, alors que celui qui nous quitte existe encore et qu\u2019il est v\u00e9ritablement capable d\u2019\u00e9valuer ce qu\u2019il a voulu, ce qu\u2019il a atteint, de r\u00e9capituler sa vie. <\/em><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Ecce Homo<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Le Gai Savoir<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Idem<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Ecce Homo<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Friedrich Nietzsche est un philosophe, compositeur, po\u00e8te, \u00e9crivain et philologue allemand n\u00e9 en 1844.\u00a0 A l\u2019\u00e2ge de 44 ans il \u00a0perd ses facult\u00e9s mentales. Il meurt dix ans plus tard sans jamais \u00eatre sorti de son d\u00e9lire. Nietzsche est une r\u00e9f\u00e9rence incontournable dans la pens\u00e9e contemporaine.\u00a0 En tant que d\u00e9constructionniste il est parfois revendiqu\u00e9 par &hellip; <a href=\"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/2021\/11\/21\/du-cote-de-nietzsche\/\" class=\"more-link\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\"> &#8220;Du c\u00f4t\u00e9 de Nietzsche&#8221;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[13,5],"tags":[],"class_list":["post-4231","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-antisemitisme","category-philosophie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4231","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4231"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4231\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4235,"href":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4231\/revisions\/4235"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4231"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4231"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4231"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}