{"id":8030,"date":"2025-11-10T07:09:09","date_gmt":"2025-11-10T07:09:09","guid":{"rendered":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/?p=8030"},"modified":"2025-11-10T09:43:58","modified_gmt":"2025-11-10T09:43:58","slug":"de-lanzmann-a-onfray-entre-la-shoah-et-le-7-octobre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/2025\/11\/10\/de-lanzmann-a-onfray-entre-la-shoah-et-le-7-octobre\/","title":{"rendered":"De Lanzmann \u00e0 Onfray : entre la Shoah et le 7 octobre"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Claude Lanzmann et Michel Onfray n\u2019appartiennent ni \u00e0 la m\u00eame g\u00e9n\u00e9ration ni au m\u00eame univers intellectuel. Pourtant, leur affrontement \u2014 car c\u2019en fut bien un \u2014 a marqu\u00e9 une fracture entre deux mani\u00e8res d\u2019envisager la pens\u00e9e face \u00e0 la m\u00e9moire et au mal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lanzmann, qu\u2019on associe souvent \u00e0 son film <em><strong>Shoah<\/strong><\/em>, fut bien plus qu\u2019un cin\u00e9aste : il s\u2019engagea tr\u00e8s jeune dans la R\u00e9sistance, prit part \u00e0 des actions clandestines et rejoignit les Forces fran\u00e7aises de l\u2019int\u00e9rieur. Dans ce premier combat, \u00e0 la fois politique et moral, il affrontait non seulement l\u2019occupant, mais d\u00e9j\u00e0 l\u2019antis\u00e9mitisme, per\u00e7u comme la matrice du mal absolu. Cette exp\u00e9rience fondatrice fit de lui un homme pour qui penser et agir ne pouvaient jamais \u00eatre s\u00e9par\u00e9s. Apr\u00e8s la guerre, il \u00e9tudia la philosophie \u00e0 la Sorbonne, puis enseigna un temps en Allemagne, dans une Europe encore marqu\u00e9e par les ruines du nazisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il fut de ceux pour qui la pens\u00e9e est d\u2019abord une mani\u00e8re d\u2019affronter le r\u00e9el. Tr\u00e8s t\u00f4t, son rapport au monde s\u2019est nou\u00e9 dans l\u2019urgence : il a connu la guerre, le risque, la terreur et la lib\u00e9ration. Cette \u00e9preuve lui a donn\u00e9 cette voix singuli\u00e8re \u2014 grave, lente, mesur\u00e9e \u2014 o\u00f9 la parole n\u2019est jamais d\u00e9tach\u00e9e de la vie. De l\u00e0 vient sans doute le ton unique de <em>Shoah<\/em> : un film qui ne cherche pas \u00e0 expliquer, mais \u00e0 faire sentir ce qu\u2019aucune explication ne peut contenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son parcours dans le journalisme, \u00e0 <em>France-Observateur<\/em> puis aux <em>Temps modernes<\/em>, lui avait appris \u00e0 interroger le r\u00e9el, \u00e0 enqu\u00eater, \u00e0 \u00e9couter. Mais son journalisme ne se r\u00e9duisait pas \u00e0 informer : c\u2019\u00e9tait un journalisme de conviction, un journalisme philosophique. Il cherchait dans les faits une v\u00e9rit\u00e9 morale, dans le t\u00e9moignage une \u00e9preuve de pens\u00e9e. <em>Shoah<\/em> n\u2019est, au fond, que l\u2019extension de cette d\u00e9marche : une enqu\u00eate d\u2019une ampleur in\u00e9dite, mais o\u00f9 l\u2019investigation se fait m\u00e9ditation. Sa cam\u00e9ra ne montre pas, elle interroge. Ce n\u2019est pas un regard journalistique sur le pass\u00e9, c\u2019est une enqu\u00eate existentielle men\u00e9e avec les outils du t\u00e9moin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Lanzmann, la Shoah n\u2019est pas un simple fait historique. C\u2019est une brisure du monde. En faire une mati\u00e8re de savoir, ce serait d\u00e9j\u00e0 la r\u00e9duire. Il s\u2019oppose \u00e0 l\u2019id\u00e9e m\u00eame de \u00ab repr\u00e9sentation \u00bb : les chambres \u00e0 gaz ne doivent pas \u00eatre montr\u00e9es, car aucune image ne pourrait rendre compte de ce qui s\u2019y est pass\u00e9. Tout ce qu\u2019on montrerait serait mensonge. Ce refus n\u2019a rien d\u2019une coquetterie esth\u00e9tique : il est \u00e9thique. Montrer, ce serait pr\u00e9tendre comprendre ; or, comprendre, ce serait d\u00e9j\u00e0 trahir. <em>Shoah<\/em>, en refusant les images d\u2019archives, devient ainsi un geste philosophique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il proclame qu\u2019il existe des zones du r\u00e9el o\u00f9 seule la parole des t\u00e9moins, dans sa fragilit\u00e9, peut approcher la v\u00e9rit\u00e9. Ce n\u2019est pas un silence d\u2019impuissance, c\u2019est un silence de respect \u2014 une forme d\u2019h\u00e9ro\u00efsme de la retenue. Il y l\u00e0 comme une passerelle avec la pens\u00e9e du philosophe Wittgenstein : <em>ce dont on ne peut parler, il faut le taire<\/em>.\u00a0 Lanzmann en a fait non pas un principe abstrait, mais une forme cin\u00e9matographique du respect.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce refus de montrer n\u2019\u00e9tait pas seulement une posture artistique, mais un principe \u00e9thique. Lanzmann voyait dans toute fiction sur la Shoah une faute morale, une transgression. C\u2019est pourquoi il condamna avec une \u00e9gale vigueur <em>La Liste de Schindler<\/em> de Steven Spielberg et <em>La vita \u00e8 bella<\/em> de Roberto Benigni. Ces films, disait-il, sont peut-\u00eatre r\u00e9ussis sur le plan cin\u00e9matographique, mais leur seule existence trahit, selon lui, une m\u00e9prise fondamentale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Reconstituer Auschwitz, m\u00eame avec la plus grande sinc\u00e9rit\u00e9, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 falsifier l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Car ce qui a eu lieu n\u2019est pas de l\u2019ordre du visible : c\u2019est un ab\u00eeme du sens. Montrer les chambres \u00e0 gaz, les victimes, les bourreaux, c\u2019est transformer l\u2019irrepr\u00e9sentable en spectacle. L\u00e0 o\u00f9 Spielberg et Benigni cherchent encore \u00e0 sauver l\u2019humain \u2014 par la compassion ou par la tendresse \u2014, Lanzmann refuse cette consolation. Il ne veut ni apaiser ni embellir : il veut faire sentir l\u2019irr\u00e9ductible d\u00e9chirure du r\u00e9el.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce refus radical rejoint, par un autre chemin, la tradition juive du rapport \u00e0 l\u2019image. De m\u00eame que, dans la pens\u00e9e juive, Dieu ne se laisse pas saisir par la repr\u00e9sentation, le mal absolu ne peut \u00eatre figur\u00e9 sans mensonge. Dans <em>Shoah<\/em>, Lanzmann a film\u00e9 non pas le pass\u00e9, mais son absence ; non pas l\u2019\u00e9v\u00e9nement, mais ce qui demeure de lui dans la parole des t\u00e9moins. Ce geste, \u00e0 la fois \u00e9thique et m\u00e9taphysique, affirme que certaines r\u00e9alit\u00e9s exigent non pas la vision, mais le respect.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 distance, Michel Onfray, philosophe h\u00e9doniste et libertaire, conteste ce rapport d\u2019absolu \u00e0 la m\u00e9moire. Il refuse l\u2019id\u00e9e qu\u2019un \u00e9v\u00e9nement puisse devenir sacr\u00e9 au point d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la raison critique. Selon lui, la Shoah, comme tout fait humain, doit pouvoir \u00eatre pens\u00e9e, questionn\u00e9e, analys\u00e9e. Ce geste, pour Onfray, n\u2019est pas un sacril\u00e8ge mais un devoir intellectuel : comprendre, m\u00eame l\u2019horreur. Il incarne une g\u00e9n\u00e9ration qui, n\u2019ayant pas connu la guerre, croit encore au pouvoir de la raison face au chaos.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le diff\u00e9rend entre eux ne se joua pas dans un face-\u00e0-face, mais prit, dans la presse et les revues, un ton personnel et virulent. Vers la fin des ann\u00e9es 2000, Michel Onfray, qui multipliait alors les ouvrages sur la religion et la morale, s\u2019en prit \u00e0 ce qu\u2019il appelait la \u00ab sacralisation \u00bb de la Shoah. Sans nommer directement Claude Lanzmann, il critiquait ceux qui, selon lui, avaient transform\u00e9 l\u2019\u00e9v\u00e9nement historique en dogme. Ce reproche touchait in\u00e9vitablement le r\u00e9alisateur de Shoah, figure tut\u00e9laire d\u2019un rapport d\u2019absolu \u00e0 la m\u00e9moire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2012, Lanzmann r\u00e9plique \u00e0 sa mani\u00e8re, non par une tribune personnelle, mais \u00e0 travers <em data-start=\"1824\" data-end=\"1844\">Les Temps modernes<\/em>, la revue qu\u2019il dirige. Il y publie un dossier intitul\u00e9 <em data-start=\"1901\" data-end=\"1916\">Le cas Onfray<\/em>, r\u00e9quisitoire collectif, o\u00f9 il met en cause la rigueur intellectuelle du philosophe et critique son approche jug\u00e9e simplificatrice et d\u00e9formante. Onfray r\u00e9plique dans les m\u00e9dias, accusant Lanzmann de perp\u00e9tuer une inquisition d\u2019esprit sartrien, jugement moral propre \u00e0 une certaine gauche, et lui reproche d\u2019avoir fait de la m\u00e9moire de la Shoah une religion la\u00efque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La divergence entre eux ne se limite pas \u00e0 une diff\u00e9rence de ton. Elle touche au c\u0153ur m\u00eame de la philosophie : qu\u2019est-ce que la v\u00e9rit\u00e9 ? Pour Lanzmann, elle ne se conquiert pas, elle s\u2019\u00e9prouve. Elle passe par la parole du t\u00e9moin, par ce tremblement de la m\u00e9moire qui fait surgir l\u2019indicible. Pour Onfray, la v\u00e9rit\u00e9 est le fruit de la raison, du travail critique, du courage de la clart\u00e9. L\u2019un pense que certaines v\u00e9rit\u00e9s exigent le silence, l\u2019autre que tout silence est suspect. C\u2019est l\u2019opposition entre une pens\u00e9e du tragique et une pens\u00e9e des Lumi\u00e8res. Lanzmann croit \u00e0 la limite, Onfray croit \u00e0 la puissance sans bornes de la raison.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour comprendre ce conflit, il faut aussi le replacer dans son contexte humain. Lanzmann s\u2019inscrit dans une culture de l\u2019engagement, o\u00f9 t\u00e9moigner signifiait d\u00e9j\u00e0 agir. Il fut, \u00e0 sa mani\u00e8re, une figure repr\u00e9sentative de la conscience morale n\u00e9e de l\u2019apr\u00e8s-guerre. Onfray, au contraire, a construit sa pens\u00e9e dans la rupture avec cet h\u00e9ritage. Il revendique une philosophie populaire, affranchie des institutions parisiennes, qui parle au nom du peuple contre les \u00e9lites intellectuelles. Leur affrontement, en ce sens, est aussi celui de deux styles : le t\u00e9moin de la douleur et le penseur de la libert\u00e9, le gardien de l\u2019absolu et le d\u00e9mystificateur. Ce n\u2019est pas seulement une querelle d\u2019id\u00e9es, c\u2019est une querelle de mondes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais leur opposition ne se r\u00e9duit pas \u00e0 un d\u00e9saccord : elle r\u00e9v\u00e8le deux fid\u00e9lit\u00e9s diff\u00e9rentes \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9. Lanzmann d\u00e9fend la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la souffrance, \u00e0 ce qui ne peut se dire sans se perdre. Onfray d\u00e9fend la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la raison, \u00e0 ce qui ne doit pas cesser de s\u2019interroger. Le premier prot\u00e8ge la m\u00e9moire du danger de la banalisation ; le second prot\u00e8ge la pens\u00e9e du danger du silence. L\u2019un nous dit : certaines choses sont trop grandes pour \u00eatre dites. L\u2019autre r\u00e9pond : c\u2019est justement parce qu\u2019elles sont grandes qu\u2019il faut les dire. Entre eux, se joue le paradoxe de toute conscience : comment parler sans trahir, et comment se taire sans oublier ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Leur querelle r\u00e9v\u00e8le une v\u00e9rit\u00e9 plus profonde que leur d\u00e9saccord. Elle nous montre que la m\u00e9moire et la pens\u00e9e ne s\u2019opposent pas, mais se surveillent mutuellement. La m\u00e9moire sans la pens\u00e9e devient rituel, et la pens\u00e9e sans la m\u00e9moire devient abstraction. Lanzmann nous rappelle que toute parole sur la Shoah doit \u00eatre travers\u00e9e par le respect. Onfray nous rappelle que le respect n\u2019exclut pas la lucidit\u00e9. Si l\u2019un veille par le silence et l\u2019autre par la parole, c\u2019est qu\u2019ils \u0153uvrent, chacun \u00e0 sa mani\u00e8re, \u00e0 la m\u00eame t\u00e2che : pr\u00e9server la dignit\u00e9 de l\u2019humain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et voici que, bien apr\u00e8s leur \u00e9change, <strong><em>le 7 octobre<\/em><\/strong> vient rappeler la n\u00e9cessit\u00e9 de cette double exigence. Devant la violence, le meurtre et la cruaut\u00e9 \u00e0 nu, deux attitudes demeurent possibles. Celle de Lanzmann, d\u2019abord : accueillir le silence, donner voix aux t\u00e9moins, ne pas parler \u00e0 la place de ceux qui souffrent. Il aurait sans doute vu dans ces images de barbarie le retour du m\u00eame vertige, la m\u00eame d\u00e9chirure du sens qui, d\u00e9j\u00e0, rendait la Shoah indicible. Et celle d\u2019Onfray, ensuite : refuser de s\u2019en tenir \u00e0 la stupeur, tenter de comprendre, analyser les causes politiques et id\u00e9ologiques, nommer ce qui doit l\u2019\u00eatre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet \u00e9v\u00e9nement r\u00e9veille le c\u0153ur m\u00eame de leur d\u00e9bat. Car ce que Lanzmann appelait l\u2019indicible n\u2019a pas disparu du monde : il se manifeste encore, chaque fois que l\u2019inhumanit\u00e9 se montre. L\u2019id\u00e9e d\u2019un \u00ab au-del\u00e0 du langage \u00bb n\u2019appartient pas seulement \u00e0 la m\u00e9moire des camps ; elle demeure comme une limite que le r\u00e9el r\u00e9impose \u00e0 la pens\u00e9e. Et pourtant, dans le m\u00eame mouvement, surgit la n\u00e9cessit\u00e9 de comprendre, d\u2019interpr\u00e9ter \u2014 non pour att\u00e9nuer la douleur, mais pour la rendre transmissible. C\u2019est l\u00e0 que la position d\u2019Onfray trouve \u00e0 nouveau une place : il faut penser, m\u00eame l\u2019horreur, parce que ne pas penser serait laisser la barbarie sans forme, sans nom, donc sans m\u00e9moire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, le 7 octobre ne reproduit pas le pass\u00e9, il le r\u00e9veille. Il met \u00e0 l\u2019\u00e9preuve les cat\u00e9gories forg\u00e9es apr\u00e8s Auschwitz : l\u2019histoire, la repr\u00e9sentation, la responsabilit\u00e9. Il rappelle que la tension entre silence et parole, entre m\u00e9moire et raison, n\u2019est pas close. Elle se rejoue chaque fois que le monde bascule. Lanzmann nous avertit : tout ne peut \u00eatre montr\u00e9 sans trahir. Onfray r\u00e9pond : tout doit \u00eatre pens\u00e9 pour \u00eatre compris. Entre ces deux exigences \u2014 l\u2019une tourn\u00e9e vers le respect du myst\u00e8re, l\u2019autre vers la clart\u00e9 du sens \u2014 se tient l\u2019espace \u00e9troit o\u00f9 l\u2019humanit\u00e9 peut encore se reconna\u00eetre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, la querelle entre Lanzmann et Onfray continue d\u2019\u00e9clairer le pr\u00e9sent, quand l\u2019histoire se fait de nouveau incompr\u00e9hensible. Elle nous rappelle que penser n\u2019est pas tout dire, et que se taire n\u2019est pas se d\u00e9tourner du r\u00e9el. Chez Lanzmann, le silence n\u2019est pas absence de parole, mais retrait de celui qui filme ou commente : un silence d\u2019\u00e9coute, qui laisse place \u00e0 la voix des t\u00e9moins. Se taire, c\u2019est ne pas parler \u00e0 leur place ; c\u2019est leur rendre la parole.<\/p>\n<p>Le r\u00e9el, parfois, exige les deux : le silence de celui qui \u00e9coute et la parole de celui qui \u00e9claire. Entre ces deux gestes se tient la condition humaine \u2014 capable du pire, mais toujours en qu\u00eate de sens.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Claude Lanzmann et Michel Onfray n\u2019appartiennent ni \u00e0 la m\u00eame g\u00e9n\u00e9ration ni au m\u00eame univers intellectuel. Pourtant, leur affrontement \u2014 car c\u2019en fut bien un \u2014 a marqu\u00e9 une fracture entre deux mani\u00e8res d\u2019envisager la pens\u00e9e face \u00e0 la m\u00e9moire et au mal. 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