{"id":8196,"date":"2025-12-29T08:40:25","date_gmt":"2025-12-29T08:40:25","guid":{"rendered":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/?p=8196"},"modified":"2025-12-29T08:40:25","modified_gmt":"2025-12-29T08:40:25","slug":"israel-ou-linsupportable-souverainete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/2025\/12\/29\/israel-ou-linsupportable-souverainete\/","title":{"rendered":"Isra\u00ebl, ou l\u2019insupportable souverainet\u00e9"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Il est des haines qui poss\u00e8dent une cause identifiable, une g\u00e9n\u00e9alogie, parfois m\u00eame une rationalit\u00e9 \u2014 f\u00fbt-elle d\u00e9voy\u00e9e ou violente. L\u2019antis\u00e9mitisme n\u2019appartient pas \u00e0 cet ordre. Il ne se contente pas de viser un groupe humain : il pr\u00e9tend fournir une cl\u00e9 explicative du monde. Il ne s\u2019ajoute pas \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 comme une hostilit\u00e9 parmi d\u2019autres ; il s\u2019y installe comme une grille interpr\u00e9tative. Ce qu\u2019il attaque n\u2019est pas seulement des individus ou une collectivit\u00e9, mais la possibilit\u00e9 m\u00eame que le r\u00e9el soit multiple, contradictoire, irr\u00e9ductible \u00e0 une cause unique.\u00b9<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est pourquoi l\u2019antis\u00e9mitisme ne fonctionne pas comme les autres formes de rejet. La x\u00e9nophobie, m\u00eame lorsqu\u2019elle se radicalise, demeure li\u00e9e \u00e0 une g\u00e9ographie : l\u2019\u00e9tranger est celui qui vient d\u2019ailleurs, et que l\u2019on pourrait, au moins en th\u00e9orie, tenir \u00e0 distance. Elle suppose encore un dehors, une s\u00e9paration pensable. L\u2019antis\u00e9mitisme, lui, ne conna\u00eet pas cette limite. Il ne dispose d\u2019aucun lieu de d\u00e9charge. Il n\u2019existe pas de \u00ab l\u00e0-bas \u00bb qui le satisfasse. Le Juif y est toujours en exc\u00e8s : trop pr\u00e9sent lorsqu\u2019il est visible, trop agissant lorsqu\u2019il est discret, trop proche m\u00eame lorsqu\u2019il est absent.\u00b2<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette structure devient particuli\u00e8rement lisible dans le rapport de l\u2019antis\u00e9mitisme \u00e0 l\u2019existence d\u2019Isra\u00ebl. Si la haine des Juifs relevait d\u2019une logique politique \u2014 f\u00fbt-elle brutale, cynique ou perverse \u2014 on aurait pu s\u2019attendre \u00e0 ce que l\u2019existence d\u2019un \u00c9tat juif soit per\u00e7ue comme une r\u00e9solution. L\u2019histoire europ\u00e9enne n\u2019a-t-elle pas \u00e9t\u00e9 durablement travers\u00e9e par cette id\u00e9e sordide : qu\u2019ils partent, qu\u2019ils cessent d\u2019\u00eatre parmi nous ? Dans cette perspective, Isra\u00ebl aurait d\u00fb appara\u00eetre comme une issue, sinon comme un apaisement.\u00b3<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or c\u2019est l\u2019inverse qui s\u2019est produit. L\u2019existence d\u2019Isra\u00ebl ne d\u00e9sarme pas l\u2019antis\u00e9mitisme : elle en r\u00e9v\u00e8le l\u2019inanit\u00e9 politique. Plus les Juifs se rassemblent, plus la haine se concentre. Plus ils s\u2019affirment comme sujet collectif, plus ils deviennent insupportables. Ce renversement est d\u00e9cisif, non parce qu\u2019il serait paradoxal, mais parce qu\u2019il d\u00e9voile que le probl\u00e8me n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 la cohabitation. Ce qui est r\u00e9cus\u00e9, ce n\u2019est pas une situation, mais la possibilit\u00e9 m\u00eame que les Juifs disposent d\u2019eux-m\u00eames.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tant que les Juifs \u00e9taient dispers\u00e9s, minoritaires, structurellement vuln\u00e9rables, ils pouvaient \u00eatre accus\u00e9s d\u2019\u00eatre partout. Leur invisibilit\u00e9 devenait une preuve de duplicit\u00e9 ; leur visibilit\u00e9, une provocation. Leur faiblesse appelait le m\u00e9pris ; leur r\u00e9ussite, la suspicion. Avec l\u2019existence d\u2019un \u00c9tat juif, cette logique ne dispara\u00eet pas : elle change d\u2019\u00e9chelle. Ce qui \u00e9tait autrefois imput\u00e9 au Juif individuel est d\u00e9sormais reproch\u00e9 \u00e0 la souverainet\u00e9 juive. Mais ce d\u00e9placement ne constitue pas une \u00e9laboration nouvelle : il reconduit, sous une forme \u00e9tatis\u00e9e, la m\u00eame matrice fantasmatique. Le soup\u00e7on ne se transforme pas en analyse ; il s\u2019\u00e9tend sans jamais se justifier.\u2074<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La violence antis\u00e9mite qui s\u2019est exprim\u00e9e depuis le 7 octobre n\u2019a pas seulement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une brutalit\u00e9 id\u00e9ologique ; elle a mis \u00e0 nu cette continuit\u00e9 conceptuelle. Bien au-del\u00e0 de toute critique l\u00e9gitime \u2014 laquelle suppose la reconnaissance pr\u00e9alable de ce qu\u2019elle examine \u2014 s\u2019est d\u00e9ploy\u00e9 un rejet qui ne rel\u00e8ve plus de l\u2019\u00e9valuation politique. Contester le droit m\u00eame d\u2019Isra\u00ebl \u00e0 l\u2019existence, \u00e0 la d\u00e9fense ou \u00e0 la dur\u00e9e ne constitue pas une critique : c\u2019est r\u00e9cuser d\u2019embl\u00e9e le statut de sujet de ce que l\u2019on pr\u00e9tend juger. Une position qui nie l\u2019existence de son objet se disqualifie elle-m\u00eame comme pens\u00e9e politique.\u2075<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui s\u2019est alors donn\u00e9 \u00e0 voir ne relevait pas principalement de l\u2019indignation morale, laquelle suppose une sym\u00e9trie minimale des vies et des morts. Le silence, la relativisation ou la justification implicite du massacre de Juifs signalent autre chose : une hi\u00e9rarchisation pr\u00e9alable des victimes. D\u00e8s lors, le vocabulaire de la justice, des droits ou de l\u2019universel cesse d\u2019op\u00e9rer comme cadre normatif ; il devient un instrument rh\u00e9torique, dissoci\u00e9 de ses propres principes. Ce n\u2019est pas l\u2019\u00e9thique qui parle, mais son simulacre.\u2076<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Isra\u00ebl appara\u00eet ainsi, dans l\u2019imaginaire antis\u00e9mite, non comme un \u00c9tat parmi d\u2019autres, mais comme une anomalie ontologique. Sa persistance n\u2019est pas per\u00e7ue comme un fait historique, mais comme une offense au monde tel qu\u2019il devrait \u00eatre. Ce rejet ne s\u2019explique pas par les actes d\u2019Isra\u00ebl, mais par le refus plus profond qu\u2019un \u00c9tat juif puisse exister tout court.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est ici que l\u2019antis\u00e9mitisme r\u00e9v\u00e8le sa dimension totalitaire. Il ne tol\u00e8re aucune configuration du r\u00e9el qui ne lui donne pas raison. Quand les Juifs vivent dispers\u00e9s, ils sont accus\u00e9s d\u2019\u00eatre trop pr\u00e9sents. Quand ils se rassemblent, ils sont accus\u00e9s d\u2019\u00eatre trop puissants. Quand ils sont sans d\u00e9fense, ils sont m\u00e9pris\u00e9s. Quand ils se d\u00e9fendent, ils sont diabolis\u00e9s. Aucune situation ne peut les absoudre, parce que la culpabilit\u00e9 n\u2019est jamais la cons\u00e9quence des faits : elle en est la condition pr\u00e9alable.\u2077<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette logique conduit jusqu\u2019\u00e0 une zone que l\u2019on h\u00e9site parfois \u00e0 nommer, mais qu\u2019il faut pourtant regarder sans d\u00e9tour. La concentration d\u2019une grande partie du peuple juif en Isra\u00ebl ne repr\u00e9sente pas seulement, dans certains discours, une menace strat\u00e9gique ; elle devient une tentation imaginaire. L\u2019id\u00e9e qu\u2019un peuple longtemps dispers\u00e9 soit d\u00e9sormais rassembl\u00e9 rend pensable ce qui ne l\u2019\u00e9tait pas : l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une disparition totale. Les appels r\u00e9it\u00e9r\u00e9s \u00e0 la destruction d\u2019Isra\u00ebl ne rel\u00e8vent pas seulement de la surench\u00e8re verbale ; ils s\u2019inscrivent dans un imaginaire o\u00f9 l\u2019an\u00e9antissement cesse d\u2019\u00eatre un fantasme pour devenir un sc\u00e9nario envisageable.\u2078<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 ce point que l\u2019on comprend que l\u2019antis\u00e9mitisme ne recherche aucune solution politique. Il ne veut pas que les Juifs aient un lieu ; il veut qu\u2019ils n\u2019aient plus de place dans le monde. Il ne tol\u00e8re ni leur errance ni leur enracinement, ni leur faiblesse ni leur force. Ce qui est rejet\u00e9 n\u2019est jamais une configuration historique donn\u00e9e, mais l\u2019existence juive comme telle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien avant la cr\u00e9ation de l\u2019\u00c9tat d\u2019Isra\u00ebl, certains avaient d\u00e9j\u00e0 formul\u00e9 ce diagnostic. \u00c0 la fin du XIX\u1d49 si\u00e8cle, Leon Pinsker \u00e9crivait que le Juif n\u2019\u00e9tait chez lui nulle part \u2014 non comme une plainte, mais comme une analyse. \u00catre nulle part chez soi ne signifie pas seulement \u00eatre sans territoire ; cela signifie \u00eatre exclu, par principe, de toute normalit\u00e9 politique. \u00catre assign\u00e9, partout, \u00e0 une alt\u00e9rit\u00e9 irr\u00e9ductible.\u2079<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019histoire a cru r\u00e9pondre \u00e0 cette impossibilit\u00e9 par une solution territoriale. Elle n\u2019a fait que d\u00e9placer l\u2019accusation. Car si le Juif n\u2019\u00e9tait chez lui nulle part lorsqu\u2019il \u00e9tait dispers\u00e9, il ne le devient pas davantage lorsqu\u2019il est quelque part. Le reproche n\u2019est plus l\u2019errance, mais l\u2019installation ; plus l\u2019absence de souverainet\u00e9, mais son existence m\u00eame. Comme si le fait d\u2019\u00eatre chez soi constituait d\u00e9sormais la transgression ultime.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On pourrait alors objecter : si l\u2019antis\u00e9mitisme traverse toutes les configurations sans jamais se dissoudre, si la dispersion n\u2019a pas prot\u00e9g\u00e9 et si le rassemblement attise la haine, \u00e0 quoi bon un \u00c9tat juif ? Pourquoi assumer une souverainet\u00e9 qui ne promet ni reconnaissance ni apaisement, et qui semble parfois concentrer les hostilit\u00e9s plut\u00f4t que les dissiper ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9ponse tient dans un d\u00e9placement d\u00e9cisif. L\u2019\u00c9tat d\u2019Isra\u00ebl n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 con\u00e7u comme une solution \u00e0 l\u2019antis\u00e9mitisme ; il constitue une r\u00e9ponse juive \u00e0 l\u2019histoire. Il ne vise pas \u00e0 transformer le regard des autres, mais \u00e0 modifier la condition juive elle-m\u00eame. Il ne met pas fin \u00e0 la haine, mais il rompt avec une vuln\u00e9rabilit\u00e9 structurelle, avec une existence v\u00e9cue sous le r\u00e9gime de l\u2019exception, de la protection ou de la tol\u00e9rance conditionnelle.\u00b9\u2070<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est en ce sens que Georges Bensoussan a pu parler du \u00ab Juif d\u00e9colonis\u00e9 \u00bb : non pas lib\u00e9r\u00e9 de toute menace, mais soustrait \u00e0 la d\u00e9finition impos\u00e9e par le regard qui l\u2019autorise ou le condamne. Un Juif qui cesse d\u2019\u00eatre objet d\u2019histoire pour redevenir sujet \u2014 non hors du conflit, mais hors de la passivit\u00e9.\u00b9\u00b9<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019antis\u00e9mitisme demeure, sans doute, comme une nappe souterraine toujours pr\u00eate \u00e0 affleurer. L\u2019existence d\u2019un \u00c9tat juif ne l\u2019abolit pas. Mais elle lui retire sa fonction structurante. Il ne constitue plus l\u2019horizon ind\u00e9passable de l\u2019existence juive. Il ne dicte plus, \u00e0 lui seul, la place des Juifs dans le monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est en cela qu\u2019Isra\u00ebl demeure, malgr\u00e9 la violence qu\u2019il cristallise, une r\u00e9ponse n\u00e9cessaire. Non une promesse de r\u00e9demption, encore moins la fin du tragique, mais l\u2019entr\u00e9e dans un autre r\u00e9gime d\u2019existence : celui d\u2019un peuple qui assume sa continuit\u00e9, sa d\u00e9fense, ses choix \u2014 et donc aussi ses risques. L\u2019existence d\u2019un \u00c9tat juif ne met pas fin \u00e0 l\u2019histoire conflictuelle des Juifs ; elle en transforme la condition. Elle ne supprime ni la menace ni la haine, mais elle rompt avec une histoire exclusivement subie. Pour la premi\u00e8re fois depuis des si\u00e8cles, les Juifs y r\u00e9apparaissent comme des acteurs \u00e0 part enti\u00e8re de leur destin collectif, expos\u00e9s aux conflits, aux fautes et aux \u00e9preuves, mais porteurs de cette dignit\u00e9 irr\u00e9ductible qui accompagne toute libert\u00e9 assum\u00e9e.\u00b9\u00b2<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Notes<\/h2>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li>Hannah Arendt, <em>Les origines du totalitarisme<\/em>, notamment la premi\u00e8re partie sur l\u2019antis\u00e9mitisme moderne ; Jean-Paul Sartre, <em>R\u00e9flexions sur la question juive<\/em>.<br \/>\n<strong>2.<\/strong> L\u00e9on Poliakov, <em>Histoire de l\u2019antis\u00e9mitisme<\/em> ; Zygmunt Bauman, <em>Modernit\u00e9 et Holocauste<\/em>.<br \/>\n<strong>3.<\/strong> Sur l\u2019expulsion comme pseudo-solution au \u00ab probl\u00e8me juif \u00bb, voir l\u2019histoire europ\u00e9enne des expulsions m\u00e9di\u00e9vales jusqu\u2019aux nationalismes modernes ; Hannah Arendt, <em>La tradition cach\u00e9e<\/em>.<br \/>\n<strong>4.<\/strong> Pierre-Andr\u00e9 Taguieff, <em>La nouvelle jud\u00e9ophobie<\/em> ; <em>Pr\u00eacheurs de haine<\/em>.<br \/>\n<strong>5.<\/strong> R\u00e9actions discursives observ\u00e9es apr\u00e8s les massacres du 7 octobre 2023 ; sur la disqualification symbolique du sujet historique, voir Pierre Nora (dir.), <em>Les lieux de m\u00e9moire<\/em>.<br \/>\n<strong>6.<\/strong> Alain Finkielkraut, <em>Au nom de l\u2019Autre<\/em> ; Avishai Margalit, <em>La soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9cente<\/em>.<br \/>\n<strong>7.<\/strong> Hannah Arendt, <em>Les origines du totalitarisme<\/em>, sur la logique circulaire et irr\u00e9futable du totalitarisme.<br \/>\n<strong>8.<\/strong> D\u00e9clarations officielles de dirigeants iraniens appelant \u00e0 la disparition d\u2019Isra\u00ebl ; Meir Litvak et Esther Webman, <em>From Empathy to Denial<\/em>.<br \/>\n<strong>9.<\/strong> Leon Pinsker, <em>Auto-Emancipation<\/em> (1882).<br \/>\n<strong>10.<\/strong> Benny Morris ; Anita Shapira ; Gershom Scholem, sur le sionisme comme r\u00e9ponse historique \u00e0 la condition juive.<br \/>\n<strong>11.<\/strong> Georges Bensoussan, <em>Un exil sans retour<\/em> ; <em>Les Juifs du monde arabe<\/em>.<br \/>\n<strong>12.<\/strong> Hannah Arendt, <em>La tradition cach\u00e9e<\/em> ; Yosef Hayim Yerushalmi, <em>Zakhor<\/em> ; Gershom Scholem, <em>Le messianisme juif<\/em>.<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est des haines qui poss\u00e8dent une cause identifiable, une g\u00e9n\u00e9alogie, parfois m\u00eame une rationalit\u00e9 \u2014 f\u00fbt-elle d\u00e9voy\u00e9e ou violente. 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