{"id":8884,"date":"2026-05-14T05:26:34","date_gmt":"2026-05-14T05:26:34","guid":{"rendered":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/?p=8884"},"modified":"2026-05-14T05:27:14","modified_gmt":"2026-05-14T05:27:14","slug":"largument-cosmologique-et-la-question-de-la-revelation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/danielhorowitz.com\/blog\/index.php\/2026\/05\/14\/largument-cosmologique-et-la-question-de-la-revelation\/","title":{"rendered":"L\u2019argument cosmologique et la question de la r\u00e9v\u00e9lation"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Depuis des si\u00e8cles, philosophes et th\u00e9ologiens tentent d\u2019\u00e9tablir l\u2019existence de Dieu par le raisonnement. Leur ambition est de montrer que la r\u00e9flexion sur le monde suffit \u00e0 conduire \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019un \u00eatre premier dont tout d\u00e9pend. Parmi les tentatives les plus connues figure <em>l\u2019argument cosmologique<\/em>\u00b9, souvent pr\u00e9sent\u00e9 comme l\u2019une des preuves les plus solides de l\u2019existence de Dieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On appelle \u00ab argument cosmologique \u00bb le raisonnement selon lequel le monde ne peut pas exister sans une cause premi\u00e8re. L\u2019id\u00e9e est que tout effet ayant une cause, chaque cause renvoie elle-m\u00eame \u00e0 une cause ant\u00e9rieure. Comme il semblerait impossible de remonter cette cha\u00eene \u00e0 l\u2019infini, il faudrait n\u00e9cessairement admettre l\u2019existence d\u2019un premier principe, d\u2019une cause sans cause\u00b2, que l\u2019on identifie ensuite \u00e0 Dieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, lorsqu\u2019on examine cet argument de pr\u00e8s, il appara\u00eet moins \u00e9vident qu\u2019il n\u2019en a l\u2019air. La premi\u00e8re difficult\u00e9 tient au principe m\u00eame sur lequel repose le raisonnement : l\u2019id\u00e9e que tout doit avoir une cause. Car si toute chose doit \u00eatre caus\u00e9e, alors Dieu lui-m\u00eame devrait avoir une cause. Et si l\u2019on r\u00e9pond que Dieu \u00e9chappe \u00e0 cette r\u00e8gle parce qu\u2019il est \u00e9ternel ou incr\u00e9\u00e9, alors on reconna\u00eet d\u00e9j\u00e0 qu\u2019il peut exister quelque chose qui n\u2019a pas de cause. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas appliquer cette exception \u00e0 l\u2019univers lui-m\u00eame, ou \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 dans son ensemble ? L\u2019argument semble suspendre la r\u00e8gle qu\u2019il invoquait pr\u00e9cis\u00e9ment au moment o\u00f9 cela devient n\u00e9cessaire pour sauver sa conclusion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On affirme ensuite qu\u2019une r\u00e9gression infinie des causes serait impossible\u00b3. Mais cette impossibilit\u00e9 n\u2019est pas d\u00e9montr\u00e9e ; elle est surtout affirm\u00e9e parce qu\u2019elle heurte notre intuition. Pourtant, rien ne prouve qu\u2019une s\u00e9rie infinie soit absurde. Dire qu\u2019une cha\u00eene infinie est difficile \u00e0 imaginer ne suffit pas \u00e0 \u00e9tablir qu\u2019elle est impossible. L\u2019esprit humain rencontre d\u00e9j\u00e0 des difficult\u00e9s \u00e0 se repr\u00e9senter le temps, l\u2019espace ou l\u2019infini math\u00e9matique, sans que cela autorise \u00e0 conclure qu\u2019ils sont contradictoires. L\u2019argument transforme ainsi une limite de notre imagination en pr\u00e9tendue n\u00e9cessit\u00e9 logique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il existe \u00e9galement une confusion plus profonde : le raisonnement applique \u00e0 l\u2019univers entier des principes qui ne valent peut-\u00eatre qu\u2019\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du monde. Nous observons des relations de cause \u00e0 effet dans notre exp\u00e9rience quotidienne : une pierre brise une vitre, le feu produit de la chaleur, une naissance r\u00e9sulte d\u2019un processus biologique. Mais nous n\u2019avons jamais observ\u00e9 \u00ab la cause de l\u2019univers \u00bb lui-m\u00eame. \u00c9tendre les cat\u00e9gories ordinaires de causalit\u00e9 \u00e0 l\u2019existence du cosmos tout entier constitue un saut intellectuel consid\u00e9rable. Rien ne garantit que les lois de notre exp\u00e9rience locale aient encore un sens lorsqu\u2019on parle de l\u2019origine absolue du r\u00e9el.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame si l\u2019on accordait malgr\u00e9 tout qu\u2019il existe une cause premi\u00e8re, encore faudrait-il montrer pourquoi cette cause devrait \u00eatre Dieu. Le raisonnement ne d\u00e9montre ni une volont\u00e9, ni une intelligence, ni une conscience, encore moins les attributs du Dieu des religions monoth\u00e9istes. Une cause premi\u00e8re pourrait tout aussi bien \u00eatre une r\u00e9alit\u00e9 impersonnelle, une n\u00e9cessit\u00e9 abstraite ou quelque chose qui d\u00e9passe enti\u00e8rement notre compr\u00e9hension. L\u2019argument cosmologique ne conduit donc pas au Dieu du th\u00e9isme ; il conduit au mieux \u00e0 une hypoth\u00e8se m\u00e9taphysique g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019argument cosmologique ne r\u00e9sout d\u2019ailleurs pas le myst\u00e8re de l\u2019existence ; il d\u00e9place simplement la question. Au lieu d\u2019expliquer pourquoi il y a quelque chose plut\u00f4t que rien\u2074, il introduit un \u00eatre dont l\u2019existence demeure elle-m\u00eame inexpliqu\u00e9e. On pr\u00e9tend mettre fin \u00e0 la cha\u00eene des causes en d\u00e9cr\u00e9tant qu\u2019elle doit s\u2019arr\u00eater quelque part, mais rien ne d\u00e9montre qu\u2019elle doive s\u2019arr\u00eater en Dieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame si l\u2019on admettait malgr\u00e9 tout qu\u2019un principe premier existe, cela ne suffirait donc pas \u00e0 \u00e9tablir l\u2019existence du Dieu des religions r\u00e9v\u00e9l\u00e9es\u2075. Une cause premi\u00e8re n\u2019implique ni une parole, ni une volont\u00e9 morale, ni une intervention dans l\u2019histoire humaine. Or les religions monoth\u00e9istes ne se contentent pas d\u2019affirmer qu\u2019un principe cr\u00e9ateur existe : elles pr\u00e9tendent que Dieu s\u2019est adress\u00e9 aux hommes, qu\u2019il leur a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sa volont\u00e9 et qu\u2019il a fond\u00e9 une loi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La question d\u00e9cisive devient alors celle de la r\u00e9v\u00e9lation. Si la raison ne permet pas de d\u00e9montrer le Dieu des religions, c\u2019est vers l\u2019histoire que les traditions religieuses se tournent pour justifier leurs affirmations. Dieu ne serait pas seulement une hypoth\u00e8se m\u00e9taphysique ; il se serait manifest\u00e9 dans des \u00e9v\u00e9nements pr\u00e9cis transmis par la tradition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les figures fondatrices des religions \u2014 proph\u00e8tes, sages ou l\u00e9gislateurs \u2014 ont pu \u00eatre anim\u00e9es par de v\u00e9ritables interrogations m\u00e9taphysiques et par la conviction d\u2019avoir compris quelque chose de fondamental sur le monde. Mais la r\u00e9v\u00e9lation transforme cette conviction en autorit\u00e9 absolue. Ce qui pourrait appara\u00eetre comme l\u2019interpr\u00e9tation d\u2019un individu devient alors la volont\u00e9 m\u00eame de Dieu. La r\u00e9v\u00e9lation n\u2019atteste donc pas seulement l\u2019existence de Dieu ; elle fonde \u00e9galement l\u2019ob\u00e9issance \u00e0 une loi. Dieu se r\u00e9v\u00e8le et, en se r\u00e9v\u00e9lant, il prescrit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, d\u00e8s lors que la r\u00e9v\u00e9lation est pr\u00e9sent\u00e9e comme un \u00e9v\u00e9nement historique, elle se soumet n\u00e9cessairement aux exigences de l\u2019analyse historique. Selon le r\u00e9cit biblique, la r\u00e9v\u00e9lation survient apr\u00e8s l\u2019esclavage des H\u00e9breux en \u00c9gypte et leur sortie du pays lors de l\u2019Exode. Le peuple, rassembl\u00e9 au pied d\u2019une montagne dans le d\u00e9sert du Sina\u00ef, aurait \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de la manifestation divine et aurait re\u00e7u la Torah\u2076.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Supposons, pour les besoins de l\u2019analyse, qu\u2019un groupe soit effectivement sorti d\u2019\u00c9gypte et qu\u2019il se soit rassembl\u00e9 \u00e0 un moment donn\u00e9 dans le d\u00e9sert du Sina\u00ef. M\u00eame dans cette hypoth\u00e8se, une question demeure : quelle preuve existe-t-il de la r\u00e9v\u00e9lation elle-m\u00eame ? Ce qui fonde la r\u00e9v\u00e9lation est l\u2019affirmation que Dieu s\u2019y serait manifest\u00e9 et que le peuple aurait per\u00e7u sa parole. Or, sur ce point pr\u00e9cis, nous ne disposons d\u2019aucune preuve ind\u00e9pendante : nous n\u2019avons qu\u2019un r\u00e9cit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des d\u00e9fenseurs de la tradition soutiennent que la r\u00e9v\u00e9lation du Sina\u00ef constituerait un cas unique dans l\u2019histoire des religions : non pas l\u2019exp\u00e9rience d\u2019un individu isol\u00e9, mais celle d\u2019un peuple entier. Des centaines de milliers \u2014 voire des millions \u2014 de personnes auraient per\u00e7u Dieu, et ce souvenir se serait transmis de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, l\u2019interpr\u00e9tation de Ma\u00efmonide dans le <em>Guide des \u00e9gar\u00e9s<\/em>\u2077 est beaucoup plus restrictive. Selon lui, le peuple est t\u00e9moin d\u2019une manifestation impressionnante \u2014 tonnerre, \u00e9clairs et fracas de la montagne \u2014 et entend un son lors des deux premiers commandements. Mais cela ne correspond pas \u00e0 un message articul\u00e9 : la signification appartient \u00e0 Mo\u00efse seul, qui en transmet ensuite le sens au peuple. Ainsi, la r\u00e9v\u00e9lation repose en derni\u00e8re analyse sur la m\u00e9diation d\u2019un seul individu. Dans ces conditions, l\u2019argument selon lequel des millions de personnes auraient directement entendu Dieu perd une grande partie de sa force.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une autre difficult\u00e9 concerne la transmission du r\u00e9cit. Le fait qu\u2019une communaut\u00e9 transmette pendant des si\u00e8cles une m\u00eame histoire ne prouve pas la r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019\u00e9v\u00e9nement qu\u2019elle raconte. Cela montre seulement qu\u2019une tradition s\u2019est constitu\u00e9e et qu\u2019elle s\u2019est impos\u00e9e comme r\u00e9f\u00e9rence commune.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le juda\u00efsme, cette unit\u00e9 s\u2019explique largement par l\u2019existence d\u2019un texte central : la Torah. Une fois ce texte reconnu comme autorit\u00e9 religieuse, il devient naturel que les communaut\u00e9s qui s\u2019y r\u00e9f\u00e8rent transmettent le m\u00eame r\u00e9cit. L\u2019uniformit\u00e9 ne provient donc pas d\u2019un souvenir direct de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, mais de l\u2019autorit\u00e9 d\u2019un texte partag\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, si un \u00e9v\u00e9nement avait r\u00e9ellement \u00e9t\u00e9 v\u00e9cu par une population enti\u00e8re, on pourrait s\u2019attendre \u00e0 ce qu\u2019il en subsiste des traces multiples et ind\u00e9pendantes : t\u00e9moignages ext\u00e9rieurs, mentions dans d\u2019autres traditions ou indices arch\u00e9ologiques. Or rien de tel n\u2019existe. Toutes les informations proviennent du r\u00e9cit lui-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La situation devient alors circulaire\u2078 : le r\u00e9cit sert de preuve de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, et l\u2019existence suppos\u00e9e de l\u2019\u00e9v\u00e9nement sert \u00e0 expliquer le r\u00e9cit. Mais un r\u00e9cit ne peut pas constituer \u00e0 lui seul la preuve de sa propre r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9v\u00e9lation pr\u00e9tend ainsi donner \u00e0 la religion un ancrage concret dans l\u2019histoire. Pourtant, d\u00e8s que l\u2019on examine cet \u00e9v\u00e9nement selon les crit\u00e8res de l\u2019analyse historique et rationnelle, il se r\u00e9duit \u00e0 la forme d\u2019un r\u00e9cit dont la r\u00e9alit\u00e9 ne peut \u00eatre \u00e9tablie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s lors, ni l\u2019argument cosmologique ni le recours \u00e0 la r\u00e9v\u00e9lation ne permettent d\u2019\u00e9tablir de mani\u00e8re d\u00e9monstrative l\u2019existence du Dieu des religions monoth\u00e9istes. Le premier conduit tout au plus \u00e0 l\u2019hypoth\u00e8se abstraite d\u2019un principe premier ; la seconde repose sur un r\u00e9cit dont la r\u00e9alit\u00e9 historique ne peut \u00eatre d\u00e9montr\u00e9e. La foi peut choisir d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 ces croyances, mais du point de vue de la raison et de l\u2019histoire, rien n\u2019oblige \u00e0 consid\u00e9rer qu\u2019elles correspondent \u00e0 une v\u00e9rit\u00e9 \u00e9tablie.<\/p>\n<h3>***<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00b9 L\u2019argument cosmologique appara\u00eet sous diff\u00e9rentes formes chez Aristote, Plotin, Thomas d\u2019Aquin ou Leibniz. Il vise \u00e0 remonter des \u00eatres contingents ou des causes observ\u00e9es dans le monde \u00e0 un principe premier n\u00e9cessaire.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00b2 Aristote parle d\u2019un \u00ab premier moteur immobile \u00bb dans la M\u00e9taphysique (Livre XII). Thomas d\u2019Aquin reprend cette id\u00e9e dans les Cinq voies de la Somme th\u00e9ologique.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00b3 En philosophie, on appelle cela une r\u00e9gression \u00e0 l\u2019infini (regressus ad infinitum). Certains philosophes la consid\u00e8rent impossible, tandis que d\u2019autres estiment qu\u2019elle ne comporte aucune contradiction logique.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u2074 La formule est souvent associ\u00e9e \u00e0 Leibniz, qui en fait la question fondamentale de la m\u00e9taphysique.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u2075 On d\u00e9signe g\u00e9n\u00e9ralement par \u00ab religions r\u00e9v\u00e9l\u00e9es \u00bb les traditions qui fondent leur autorit\u00e9 sur une parole suppos\u00e9e r\u00e9v\u00e9l\u00e9e par Dieu \u00e0 des proph\u00e8tes ou \u00e0 des messagers.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u2076 Le r\u00e9cit de la r\u00e9v\u00e9lation du Sina\u00ef se trouve principalement dans le livre de l\u2019Exode, chapitres 19 \u00e0 24.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u2077 Ma\u00efmonide (1138\u20111204), philosophe et th\u00e9ologien juif m\u00e9di\u00e9val, d\u00e9veloppe cette interpr\u00e9tation dans le Guide des \u00e9gar\u00e9s, II, 33: \u00ab Sache que ce qui arriva \u00e0 Isra\u00ebl au mont Sina\u00ef ne fut pas semblable \u00e0 ce qui arriva \u00e0 Mo\u00efse notre ma\u00eetre. Car Mo\u00efse seul parvint au degr\u00e9 de la proph\u00e9tie parfaite ; tandis qu\u2019eux entendirent un grand bruit, terrible et effrayant, et ils ne comprirent point ce qui \u00e9tait prononc\u00e9, sinon les deux principes fondamentaux, \u00e0 savoir l\u2019existence de Dieu et son unit\u00e9 (ou l\u2019interdiction de l\u2019idol\u00e2trie), car ces deux choses peuvent \u00eatre atteintes aussi par la d\u00e9monstration. Les autres commandements ne furent re\u00e7us que par l\u2019interm\u00e9diaire de Mo\u00efse, qui leur rapportait ce qu\u2019il avait entendu. \u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u2078 En logique, un raisonnement circulaire consiste \u00e0 utiliser comme preuve ce qui devrait pr\u00e9cis\u00e9ment \u00eatre d\u00e9montr\u00e9.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis des si\u00e8cles, philosophes et th\u00e9ologiens tentent d\u2019\u00e9tablir l\u2019existence de Dieu par le raisonnement. 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